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| OU VA LE PROTESTANTISME ?
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| Date de parution : | 20/01/2005 |
| Auteur : | Jean BAUBÉROT, Philippe JOUTARD, Jean ARNOLD DE CLERMONT et Odon VALLET |
| Jean Baubérot est président honoraire de l'École pratique des hautes études. Il est titulaire de la chaire « histoire et sociologie de la laïcité ». Il vient de publier Laïsité 1905-2005, entre passion et raison (Seuil, 2004).
Jean-Arnold de Clermont est pasteur de l'Église réformée de France, président de la Fédération protestante de France et de la Conférence des Églises européennes.
Philippe Joutard, ancien recteur, est professeur d'histoire moderne. Ses travaux portent principalement sur le protestantisme cévenol et sur la construction de la mémoire collective. Il est l'un des pionniers de l'utilisation de la source orale en histoire. Il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels Les camisards (Folio-histoire, 1994), et a dirigé le tome 3 de l'Histoire de la France religieuse, XVIIIe-XIXe siècles (Le Seuil, 1991, réédition 2001).
Odon Valiet enseigne aux Universités Paris I et Paris VII l'anthropologie politique et religieuse. Docteur en droit et en sciences des religions, il a publié notamment un Petit lexique des idées fausses sur les religions (Le Livre de poche, 2004).
Alain Houziaux est pasteur à l'Église réformée de l'Étoile à Paris, docteur en théologie, docteur en philosophie. Il est notamment l'auteur de Paraboles ait quotidien (Cerf, 1995) et Les grandes énigmes du Credo (DDB, 2003) |
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Où va le protestantisme ? Ses courants les plus classiques inspirés par Luther et Calvin sont-ils en train de se dissoudre dans la modernité et la République qu'ils ont épousés précocement ? Vont-il être supplantés par des chrétiens évangéliques pronant les vertus de la conversion personnelle, la lecture littérale de la Bible, la guérison par l'Esprit Saint et l'accommodement au libéralisme économique ?
Cinq auteurs dressent un diagnostic sans concession de l'état de santé de la famille protestante. Par delà leur diversité, leur conclusion est sans appel : l'esprit issu de la réforme s'étiolera s'il se résume à un vague fond culturel. Pour garder sa pertinence et son audience, il doit rester tonique et libérateur, mais aussi saisir les attentes d'une société qui a retrouvé le goût de l'émotion. |
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