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L'INDIFFÉRENCE,
UNE FUITE ?


Date de parution : 19/01/06
ISBN : 2-7082-3844-2

Auteur : Sophie de Mijolla-Mellor, Odon Vallet et Bertrand Vergely

Co-auteur(s) : Sous la direction d'Alain Houziaux

Nombre de pages : 120

Prix : 10,15 €

Sophie de Mijolla-Mellor est professeur de psychopathologie et psychanalyse à l’université Paris VII, directrice de l’École doctorale « Recherches en psychanalyse », et codirectrice des revues Topique et Recherches en psychanalyse. Elle a écrit plusieurs ouvrages, dont La sublimation (PUF, 2005).

Odon Vallet enseigne l’anthropologie politique et religieuse aux universités Paris I et VII. Docteur en droit et en sciences des religions, il a publié notamment Petit lexique des idées fausses sur les religions (Le livre de poche, 2004) et Petite grammaire de l’érotisme divin (Albin Michel, 2005).

Bertrand Vergely enseigne la philosophie, dont il publie des ouvrages de vulgarisation aux éditions Milan. Il est notamment l’auteur de Petit traité sur le devoir de bonheur (Milan, 2004) et Voyage au bout d’une vie (Bartillat, 2004).

Alain Houziaux est pasteur de l’Église réformée de l’Étoile, docteur en théologie, docteur en philosophie. Il est notamment l’auteur de Les grandes énigmes du Credo (DDB, 2003) et La lassitude, le courage, la confiance (Éd. de l’Atelier, 2005).


L’indifférence, une fuite ? Est-elle une façon d’éviter la rencontre de l’autre, une forme de cynisme où personne ne compte à part soi ? Est-elle au contraire un détachement à l’égard des sollicitations du monde qui permet d’aimer vraiment ? Odon Vallet rappelle que, contrairement à ce que l’on pense, les religions orientales ne prônent pas l’indifférence, mais plutôt le détachement et la sérénité. Pour Alain Houziaux, l’indifférence, qui n’est pas ignorance de l’autre, peut permettre de se libérer de la volonté de puissance. Bertrand Vergely précise, quant à lui, que pour n’être indifférent à rien, on manifeste parfois une sensibilité à tout qui peut mener à l’indifférenciation : on confond alors désir et amour – voire culpabilité et innocence. L’indifférence ne se confond pas avec la sérénité, avance Sophie de Mijolla-Mellor. Il est vain de penser un monde sans angoisse et sans espoir. En revanche, éprouver la jouissance d’un retour au calme après la tempête a du sens.
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