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L'étonnement de croire


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192 PAGES • Livre de poche
ISBN 2-7082-4217-3
EAN-ISBN 978-2-7082-4217-3
Prix Unitaire: 20,00 €


L'étonnement de croire

Albert ROUET

disponible en version numérique également

Dans ce nouvel essai, Mgr Albert Rouet, propose une foi à l’écoute de l’indifférence, vrai défi qui s’impose aujourd’hui de plus en plus à l’Église. Un propos revigorant au moment où la communication évangélisatrice semble oublier que l’indifférence à l’égard de la foi chrétienne est de plus en plus répandue.
La foi chrétienne est de plus en plus appréhendée comme une communication bien gérée au sein d’un système qui veut sa part dans le supermarché du salut. Pour Mgr Albert Rouet, cette stratégie fait l’impasse sur une évidence souvent niée par l’Église : de plus en plus de nos contemporains sont indifférents à la foi. Les chrétiens ont donc à inventer une autre forme de présence qui tienne compte de ce fait objectif et massif et qui s’inspire de l’attitude de Jésus dans les Evangiles. C’est le chemin proposé par l’ancien archevêque de Poitiers, l’une des voix les plus écoutées de l’Église de France.





Albert ROUET

Albert Rouet a été archevêque de Poitiers de 1993 à 2011. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont J’aimerais vous dire. Entretien avec Dennis Gira (Bayard, 2009), vendu à plus de 30 000 ex (...)
Lire la suite: (Albert ROUET)


Avis des clients:

atelier2  (Mercredi, 24 Juillet 2013)
Noter: 5
Un livre original ! L'originalité de ce livre, c'est l'analyse très fine de l'incroyance contemporaine qui est en réalité, une formidable indifférence à toute problématique religieuse. Cela n'a rien à voir avec l'athéisme, cette forme d'incroyance qui, au siècle dernier, permettait aux chrétiens d'organiser des « dialogues entre croyants et incroyants » – notamment marxistes – autant de débats qui pouvaient être chaleureux, mais au terme desquels chacun restait habituellement sur ses positions.L'archevêque émérite de Poitiers qui sait d'expérience de quoi il parle, regrette que trop souvent les catholiques méconnaissent la réalité de cette indifférence alors même qu'ils se plaignent, qu'ils souffrent même, de ne pas avoir réussi à transmettre leur foi aux jeunes générations. Le succès des grands rassemblements comme les JMJ, mais aussi la participation occasionnelle de beaucoup à des cérémonies chrétiennes comme des mariages ou des obsèques – voire le baptême de leurs propres enfants qui ne reçoivent plus ensuite de formation religieuse – masquent l'évolution des mentalités, y compris aux yeux de responsables ecclésiastiques. Hier les athées, les anticléricaux restaient au café d'en face durant les obsèques religieuses de leurs amis, voire de leurs proches. Aujourd'hui, marqués par l'indifférence ambiante, les gens ne rechignent pas à entrer dans l'église.Pour Albert Rouet, l'individualisme que sécrète la société néo-libérale est largement responsable de l'indifférence en matière religieuse : « Individualisme et indifférence se renforcent mutuellement ».. « L'indifférence gagne le domaine religieux, en effet contraire aux aspirations individualistes »car perçu comme une contrainte.« L'indifférence religieuse oblige à réviser nos jugements sur les modalités des relations à l'Eglise ». Ce que, regrette Albert Rouet, beaucoup de catholiques, en particulier de pasteurs, ne voient pas ou ne veulent pas voir. « Beaucoup de contemporains n'auront avec l'Eglise que des contacts éphémères, écrit-il. Cette histoire en pointillé visible cache souvent une attache plus profonde et plus continue qu'il n'y paraît. Elle requiert expressément que chaque contact soit chargé au maximum de vérité et de respect comme si tout se jouait en une seule fois ». D'où l'importance que l'ancien archevêque de Poitiers attache au dialogue - non pas d'institution à institution, de groupe à groupe ou de catégorie à catégorie - mais de personne à personne. Le chapitre dans lequel l'auteur décrit ce qu'est le véritable dialogue selon Vatican II, est particulièrement éclairant. En effet, « le Concile envisage le dialogue comme constitutif de l'humanité ».Pour vivre, il faut « entrer en relation ». Et pour que l'homme contemporain retrouve le gout du religieux, il faut en « éveiller le désir ».A partir de ce constat de base sur l'indifférence religieuse Albert Rouet, développe une réflexion stimulante mais aussi exigeante sur la manière dont les chrétiens qui n'échappent pas au trouble qui caractérise notre époque, peuvent témoigner de leur foi au quotidien, sans ostentation, dans la proximité, l'attention aux autres et à leur vie. Il leur faut « inventer une Eglise de la tendresse ». Cela implique notamment de sortir du jansénisme qui marque toujours l'Eglise catholique. Cette réflexion impossible à résumer est nourrie de références bibliques et s'ancre sur l'attitude du Christ dans l'Evangile.Aimé Savard, 26 avril 2013


atelier  (Mercredi, 24 Juillet 2013)
Noter: 5
« L étonnement de croire » Albert ROUET C'est un livre que j'ai abordé disons en « dilettante »... mais je m'y suis perdue ! Je me suis alors armée d'un carnet et d'un stylo. Il en résulte 10 pages de notes, d'extraits, de réflexions qui rendent cet ouvrage bien précieux à mes yeux. En creusant cette réflexion sur les indifférents à la foi, Albert Rouet interpelle l'Eglise – l'institution, mais aussi nous, chrétiens, qui la composons – sur la manière de vivre la foi. « Que des croyants soient heureux de croire, ce n'est pas une nouvelle inouïe ! » Et ce n'est pas par ce simple témoignage que les plus sceptiques seront profondément touchés. Car c'est ce message que nous rappelle l'auteur : c'est en atteignant chaque homme au plus profond de sa vie, de son être, que l'Église transmettra l'étonnant et bouleversant message du Christ. Cela demande d'aller bien souvent à contre-courant : Plus la société est opaque, moins on en comprend les tenants et aboutissants, plus on se replie sur soi. La mondialisation « dépouille l'humanité de la diversité de ses cultures » et tarit « les sources de conscience collective ». Cela entraîne individualisme, réactions identitaires, violences. L'Église doit aller à l'encontre de cette globalisation : « Là où le monde n'écoute pas les intéressés, elle doit écouter la voix de chacun » .l'Église ne travaille pas pour elle, elle est livrée au monde comme le Christ est livré aux Hommes, comme il leur a donné la Parole de Dieu. Pour cela, Mgr Rouet nous appelle à la proximité, au partage des réalités de vie, à la gratuité de la rencontre. « C’est en recevant un bien qui n’exige rien, mais incite à vivre, qu’un homme prend conscience de sa dignité. » C’est par ce chemin que l’indifférent peut rencontrer le message du Christ… C’est un livre à prendre et reprendre, pour se laisser interpeler. Il interroge sur tout engagement, nos manière de les vivre, d’en parler, d’en faire émerger les enjeux… pour permettre à chacun de s’en sentir acteur. Catherine V.


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